"Le plaisir de jouer en Provence"
Cours de Piano, Saxophone,
éveil musical.

«Le plaisir de jouer en Provence»

Piano, saxophone et éveil musical
du Luberon aux Alpilles : Cavaillon, St rémy de Provence, Eygalières, Gordes, etc…

Cours proposés par Emmanuelle

Individuel

Collectif

Ces cours peuvent se dérouler

Chez elle

Chez vous

Matières enseignées

Saxo

Piano

Eveil musical

Solfège

Duos ou groupes

Stages à thèmes

Quatre mains

Contact

59 Av Gabriel Péri - 84300 Cavaillon

Niveaux

Débutant

Amateur

Confirmé

Bonjour,

La joie de jouer à n’importe quel âge, « de 7 à 77 ans » selon l’expression mais pas que : ma dernière élève récemment inscrite en a 86…

Je vous reçois dans une salle de musique en plein centre de Cavaillon, donnant sur une cour intérieure  joliment arborée. Un espace paisible et propice à la concentration, l’apprentissage ou le perfectionnement d’un instrument.

Un piano d’étude est à disposition, les partitions sont nombreuses, et les répertoires abordés très variés. Mon parcours musical très éclectique me permettant de vous faire découvrir le classique, le jazz, aussi bien que la bossa-nova ou bien encore les musiques actuelles.
Les cours sont adaptés en fonction de l’âge, du niveau et des aspirations de chacun.

Ils se déroulent le plus souvent individuellement, accompagnés au piano, au saxophone, ou bien avec des accompagnements musicaux professionnels, mais pas seulement. Des possibilités de duos ou de groupes sont proposées selon la concordance des niveaux de chacun, ainsi que des
«stages à thèmes» tout au long de l’année.
   
Dès la première année, la pratique de l’instrument s’accompagne d’une initiation à l’improvisation, de la découverte de morceaux faciles à quatre mains, et de l’apprentissage du solfège en s’amusant.

Le premier cours est gratuit et permet de comprendre au mieux les attentes de chacun.

Mon apprentissage musical personnel est tour à tour rigoureux, avec des études de piano au conservatoire, des années en parcours professionnel à l’IMFP de Salon de Provence au saxophone, et pragmatique puisque je me produis dans des groupes de la région en tant que saxophoniste et chanteuse professionnelle depuis de nombreuses années.
Auteure, compositrice et interprète, sociétaire de la Sacem, plusieurs albums ont été produits et sont disponibles sur
I-tunes, Deezer, Spotify et Bandcamp.

N’hésitez-pas à m’appeler pour partager le plaisir de jouer !

Parcours
Compositrice  publiée, plusieurs Cds réalisés, musicienne professionnelle depuis des années, je fête en 2021 mes 15 ans d’enseignement.

Pour moi, l'enseignement de la musique doit avoir comme but premier le plaisir de jouer et la joie de créer.
Le cours est personnalisé en fonction de l'élève, que ce soit un enfant ou un adulte.
Etre à l'écoute du musicien et de ce qu'il veut réaliser est ma priorité.

Tarifs
Tarif  pour 1 heure de cours : 35 €/heure

Précisions
Le prix horaire varie entre 35 € / heure et 20 € / demi-heure.
Je propose différents forfaits qui correspondent au nombre d'heures de cours que vous choisissez avec des prix horaires dégressifs.

S'il s'agit de cours à domicile, des frais de déplacement pourront être à prévoir, cela sera au cas par cas.

RESPIRER AVEC SON PIANO, QUELLE DROLE D’IDEE !!!

Que penser de cette affirmation pour le moins déroutante? Voilà un beau meuble certes, fait de cordes, de marteaux, de bois, de quelques autres vis, clous et j’en passe, et qui en plus, pour le plus petit d’entre eux représente un beau bébé de quelques 200 kilos… Sans parler des quarts de queue, demi-queue et piano de concert !!!
Loin de faire partie de la famille des instruments « à vent » selon l’expression appropriée, il n’est nul besoin de souffler dedans pour en faire jaillir une mélopée envoutante, un air de jazz ou encore une valse à trois temps … ou mille temps, selon le poète… Mais je m’égare et en profite pour faire un clin d’œil à ce cher Jacques Brel… Si talentueux chanteur, au point d’en accompagner sa voix de tout son être, de tout son corps, de toutes ses larmes et ses joies!
Et bien justement, c’est bien de cela qu’il s’agit!!!
Le piano, instrument roi par excellence, n’est autre que le prolongement de ces larmes, de ces joies, de toutes ces émotions qui deviennent vibrations, sons, mélodies, rythmes, animées et portées par le souffle… Car que serait une phrase, un dialogue, un discours sans la ponctuation, la respiration, la pause, l’arrêt, le nouveau départ sur les chapeaux de roue, l’invective, l’apaisement, le tourbillon et l’accalmie…
Faites-en l’expérience… Amusez-vous à jouer une sonate de Mozart… Ou encore un morceau de Lady Gaga… Sans respirer d’un bout à l’autre, une apnée choisie, amusée… Concentrée puis essoufflée…. Ralentie…………………………………..
…………………………………….. Epuisée….……..  .

Le souffle de la vie anime et rythme nos pensées, nos pas, notre corps, nos mouvements, et c’est justement de cela qu’il s’agit. Le souffle donne le départ et la ponctuation, commence et finit, guide le geste qui va créer la note, la faire vibrer, la faire vivre et mourir.

«  » Moi, je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas … Je respire…
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort … Je respire…
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière … Je respire… Et pour la suite à vous de décider !!!!
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine   (Jacques Brel)
Suite…
On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est, paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas? …   
… Ne me quitte pas … Ne me quitte pas… Ne me quitte pas
   
    Comment ne pas accélérer la respiration, la passionner, et la saccader peut-être pour en exprimer toute la passion et le foisonnement ?
Alors, prenez votre instrument et RESPIREZ, HUMEZ, SOUFFLEZ et JOUEZ jusqu’à en perdre haleine !!!!
                        …

ART MARTIAL OU ART MUSICAL ?

Je crois que nous pouvons aisément tomber d’accord sur le premier mot puisque la maitrise de l’un comme de l’autre demande aussi bien un travail sur soi qu’une transcendance pour élever chaque discipline au plus haut niveau.
Quant à la deuxième allégation, comment ces deux arts pourraient-ils se rejoindre ?
Et bien je vais vous raconter une anecdote de voyage, dans un pays fort, fort lointain, magnifiquement tropical, où la nature, pourtant luxuriante, n’arrive cependant pas à voler la vedette aux  arc-en-ciel qui se donnent le mot pour apparaître tantôt superposés les uns sur les autres, tantôt à plusieurs endroits en même temps à fleur de colline, là où les orages inondent la forêt.
C’est par une soirée d’été que je me promenais dans un des grands parcs d’Hawaï. J’avais l’habitude d’y courir à toute heure mais ce jour là j’y prenais le temps d’y flâner.  A l’ombre d’un bagnan centenaire se tenait un samouraï, ou du moins ce qui me semblait en déduire de part son apparence, tout de noir vêtu dans son habit traditionnel.
Il tenait à son bras un arc.
Tout en lui respirait la sérénité.
Ses gestes étaient lents et précis et son calme imprégnait toute la clairière alentour.
Je ne pouvais détourner mon regard de ce maître du kyûdô, qui, à pas lents, tout en gestes retenus, concentrait tout son être sur son attitude, sa posture, sa respiration, avec une connaissance telle de lui-même que la cible était atteinte avant même d’avoir tiré !
J’aurais pu le regarder pendant des heures tellement tout son art transmettait une plénitude rayonnante.
J’en ai tiré une grande leçon ce jour là qui se résume en quelques mots :
«  Le geste juste »
Rien ne sert de courir si l’on est malhabile, la chute en sera d’autant plus rude.
Rien ne sert de jouer un morceau si le dos est courbé, la respiration coupée, le geste maladroit…
Chaque gamme, chaque morceau, chaque passage périlleux s’appréhende avec le bon geste, le geste juste, l’anticipation pour atteindre la note avant de la jouer car tous les gestes justes s’enchaînent, et là, l’émotion peut jaillir aussi sûrement que la flèche.
Art martial, art musical, art d’être le mouvement tout simplement.

                                   …

BALLERINE OU CONCERTISTE ?

J’ai toujours été fascinée par la danse!
Art du mouvement par excellence, comment ne pas admirer la légèreté, l’agilité, l’apparente facilité des ballerines…
Une posture, un fouetté, et la belle se transforme en un cygne, une femme fatale ou bien encore en ingénue. Privée de la parole malgré elle, son corps devient l’ultime pinceau du maître pour affirmer un trait de caractère, une pensée, une interrogation, une douleur, une joie.
Lorsque l’on pense à tout le labeur, chaque jour renouvelé pour façonner cet instrument malléable et modelable à souhait. Chaque aube nouvelle donne naissance à un nouvel exercice, mille fois réinventé. Le corps et l’esprit gardent la mémoire du geste, engrangent les leçons, les expériences, les échecs aussi, pour peaufiner chaque détail, chaque amélioration, chaque régression… Se remettre en cause perpétuellement pour aller vers un idéal toujours plus grand, toujours plus perfectible, et tout cela dirigé vers plus d’émotions, plus de richesse de couleurs encore pour devenir soi-même l’artiste peintre de la scène, du théâtre, de la salle de danse… 
Mais que serait tout cela sans une recherche personnelle pour apprendre à canaliser ses propres émotions ? Devenir un maître zen aussi, car si l’on doit ressentir une émotion pour mieux la partager, y plonger complètement peut aussi vous faire chuter dans un abime sans fond de larmes, de douleurs, de tourments si le spectacle est un drame. Mais que dire de la joie alors, si belle que l’on voudrait ne plus jamais en sortir au risque de se perdre…
Des extrêmes infinis qui transforment la ballerine en une funambule des sentiments, toujours perchée au plus haut sur le fil de l’émotion qu’elle traverse, qui la transperce, qu’elle transcende et nous renvoie en faisceau en contrebas de la scène…
Mais les acteurs de théâtre ne disent-ils pas qu’ils ont parfois beaucoup de mal à sortir d’un rôle…
Ou encore qu’ils sont obligés de s’immerger pendant des mois dans l’univers parallèle du  personnage pour incarner au plus prêt, au plus juste, au plus vrai…
A nouveau le dilemme… une parole trop appuyée et le drame devient comédie, un saut de biche trop fougueux et la danseuse finit dans le décor…

J’ai eu la chance d’assister à deux représentations de Maurice Béjart, immense chorégraphe.
Créations très contemporaines, avec plusieurs tableaux très différents, un décor très sobre, épuré, et en fil conducteur un danseur étoile exceptionnel appelé Patrick Dupont. 
Tout dans sa présence transmettait tour à tour, une énergie explosive, une maîtrise parfaite, une musculature ciselée au plus précis pour répondre en moins de temps qu’il n’en faut pour le penser, au geste, au porté, à la pirouette, à l’enchaînement diabolique et athlétique nés de l’imagination débordante de son maître à danser, son maître à penser, son maître à « être » la danse…
Devenu à son tour le pinceau, l’arme redoutable, la joie de créer émanait à chaque instant de cet être hors du commun, hors sol, toujours plus haut, toujours plus acrobate, toujours plus solaire,  il répandait autour de lui avec générosité l’intégralité de sa poussière…
Poussière d’étoile… étoile filante au zénith de son art, ce n’est pas un hasard si on appelle ainsi les  danseurs classiques qui ont la grâce…
… Chercher la grâce…
Quel beau métier…
Devenir à son tour, danseur, peintre, funambule, maître zen, acteur… Artisan de son corps, de son âme, rêveur, poète,  architecte de sa propre histoire, un peu magicien aussi… des belles notes… un passeur de belles histoires, parfois créateur de nouveaux récits…
…Un peu musicien et concertiste aussi pour parfois se rapprocher un peu de la poussière  d’étoile…
                                        …

PIANO ELECTRIQUE OU PIANO ACOUSTIQUE ?

Combien de fois m’a-t-on posé la question? Je ne saurais le dire ...
Il est vrai que les petits et les grands se posent beaucoup de questions, et cela est bien légitime ! Certains sont amusés par les sons différents de l’un, les logements sont parfois assez réduits… ou bien encore que dire du voisin récalcitrant qui sursaute à la moindre note… Ne peut-on pas régler le volume à volonté, ou bien encore mettre un casque, choisir une couleur sympa assortie au bureau, et puis l’emmener en vacances pour ne pas trop perdre pendant les longs mois d’été…
Oui bien sûr, tous ces arguments se tiennent et reflètent bien notre époque.
Mais permettez-moi ici de faire une comparaison audacieuse… Lorsque vous allez au restaurant, vous préférez boire « une piquette » comme on dit dans le sud, ou bien un vin classé « grand cru », ou tout au moins un cépage de la région, doré à flan de coteau, qui respire la garrigue ou les vallées de bourgogne? La France n’est-elle pas le pays du bon vin par excellence, foisonnant de créativité, de saveurs, et reflétant les multitudes infinies de la terre, du soleil, de la main de l’homme qui cultive, sélectionne, transmet son savoir faire de générations en générations?
Que serait le vin sans couleur, sans saveur, sans odeur ? 
Mais quel rapport alors dans tout cela avec la musique ?
Un univers peuplé de sons, avec des vibrations différentes, des durées et des intensités différentes. La main de l’homme y façonne des instruments de toutes sortes depuis la nuit des temps…
Le piano, descendant direct de la lyre puis de la cithare, avec ses cordes tendues et simplement mises à l’horizontale. Que d’ingéniosité, de recherches, de prouesses techniques pour aboutir finalement à un instrument capable de retranscrire toutes les notes de l’orchestre, mais surtout, un degré de sophistication tel qu’il donne à chacun, entre ses mains, la clef pour matérialiser toute la palette infinie des émotions humaines….
Alors pourquoi se contenter d’un piano électrique, fait en usine, avec des matières synthétiques, « un toucher lourd » imitant celui de l’acoustique…
Imite-t-on une souche de vigne, une terre argileuse ou encore un soleil d’été qui prend le temps de faire mûrir, de se gorger de nectar, un grain plein de promesses …

Un ami restaurateur m’avait fait goûté un vin de renom il y a longtemps, tout ému à l’idée de me faire partager sa passion et son admiration pour cet art, alors que je n’y connaissais rien, et n’y connais guère d’avantage depuis d’ailleurs !
Une terrasse dans le vieux quartier de Cannes, le Suquet, une ruelle digne  d’une ambiance à la « Gusteau », une douce brise marine, les passants qui rient et parlent un peu trop fort un soir d’été, la vie douce et chaleureuse… Le décor était planté pour déguster ce « Château Yquem » spécialement ouvert en notre honneur.
Une robe dorée, un parfum que je n’aurais jamais imaginé si raffiné, si doux en bouche, un monde imaginaire s’ouvrait sous quelques gouttes  de cet élixir, un monde réel aussi, où le labeur de l’homme se transformait en une si belle création que je me demandais pourquoi j’avais passé tant d’années sans mesurer à quel point cet art séculaire avait posé les jalons de l’art culinaire que le monde entier nous envie…
Eveil des sens, partage, convivialité, art simple ou sophistiqué, art de la terre… Tambour fait de peau de bête, percussions assemblées dans en jeu tribal ou piano de concert, qui traverse les âges et les frontières, pour nous livrer en torrent de notes un concerto de Mozart, de Rachmaninov, une valse de Chopin…
Comment refuser cet éveil des sens que fait jaillir une corde frappée, qui vibre, et diffuse l’onde musicale à la caisse de résonance que forme le corps du piano... Comment ne pas être sensible à la main de l’homme qui a sélectionnée, polie, assemblée chaque pièce de ce puzzle grandeur nature…
Cette année fut un joli millésime pour moi !
Une âme charitable, ayant assurément perçu que son magnifique instrument serait aimé et choyé à la hauteur de sa beauté, m’a offert un demi-queue de la marque française « Gaveau ». Datant de 1925, ce beau bébé d’environ 400 kilos a été assemblé, pièce par pièce, chacune faite à la main, avec des bois déjà sélectionnés minutieusement, avant d’arriver dans les mains expertes des facteurs de piano, et dont il ne restera que 30% pour achever l’ouvrage digne de pouvoir résonner sous les mains d’autres hommes, femmes, enfants, qui feront jaillir de la matière, à leur tour, une émotion, un parfum, un élixir… Une autre forme d’art finalement aussi essentielle.

Alors je vous vois venir et me dire :
« Mais tout le monde ne peut pas  s’offrir un piano à queue !!! »
… Lorsque j’étais au lycée, je meublais mon temps libre en allant à la cave de l’institut Stanislas. Fameux établissement scolaire où je poursuivais mes études, j’avais pris l’habitude d’emprunter au surveillant  la clef qui m’était exceptionnellement prêtée pour m’exercer à d’autres études…
Dans une pièce toute poussiéreuse et faiblement éclairée trônait un vieux piano. Les touches jaunies et crasseuses se disputaient la palme d’or de la saleté avec les toiles d’araignées et quelques autres bestioles dont je ne voulais pas trop faire la connaissance…
Et là, de toute sa splendeur décatie, sortait un son si désaccordé que les oreilles de tous les fantômes musiciens de l’école se retournaient dans leur tombe à l’avance …
Mais à moi les gammes, les arpèges, les études et autres morceaux diaboliques  demandés par le conservatoire… Tout devenait magique, extraordinaire,  tant d’histoires à raconter, de mélodies à chanter, de traits de plus en plus rapides à exécuter …
Dans mon regard d’enfant, le monde des sons m’appartenait.
Le monde des émotions m’appartenait.
Le monde des saveurs, des couleurs, des sens… Ce piano bastringue digne d’un vieux saloon de western avait à jamais scellé ma vocation…
Alors… Piano électrique ou piano acoustique ? Mon cœur balance définitivement vers une vielle casserole toute désaccordée plutôt qu’un piano électrique sans âme.